Pourquoi parrainer une ruche ?
Pourquoi parrainer une ruche ?
Pourquoi parrainer une ruche ?

Une petite mise en contexte avant de parler parrainage et solutions pour la sauvegarde des abeilles... ça fera mouche !

A quoi servent les abeilles ?

Il est aujourd’hui fréquent d’entendre que les abeilles sont menacées, et que leur population diminue fortement chaque année du fait de l’agriculture intensive et des pesticides. Les abeilles, comme on nous le dit aussi, assurent un rôle non négligeable au sein de notre écosystème : elles sont à l’origine du phénomène de la pollinisation, permettant de transporter le pollen produit par les étamines (d’après nos vieux cours de SVT, les étamines désignent les organes de reproduction mâle des fleurs), sur le pistil (les organes de reproduction femelle, renfermant les ovules). Car, comme la plupart des êtres vivants – à l’exception des pandas peut-être - les végétaux ont une vie sexuelle épanouie, voire « florissante », leur permettant de produire de nouvelles plantes.

Il y a pourtant un hic, que tout un chacun peut constater : les fleurs ne se déplacent pas ! Ce sont donc les abeilles, mais aussi d’autres insectes pollinisateurs comme les papillons, qui vont venir assurer la rencontre entre les organes reproducteurs mâles et femelles, donnant ainsi un coup de pouce à la nature. Les abeilles sont donc responsables de la présence de fleurs et d’arbres autour de nous, de la biodiversité, de la vie... Les productions agricoles dépendent fortement de leur travail, et pourtant les abeilles figurent parmi les premières victimes de l’agriculture.

Quelle relation entre la petite bête et la grosse bête ?

Il existe deux types d’abeilles : les abeilles sauvages, évoluant en milieu naturel, pour la plupart solitaires, et les abeilles sociales, vivant au sein d’une colonie et dépendant d’une reine, parfois sous les yeux attentifs de l’apiculteur. Les abeilles les plus connues sont celles qui produisent du miel, les « APIS MELLIFERA », espèce qui côtoie l’homme depuis l’Antiquité où déjà l’apiculteur recueillait le miel, unique aliment sucré connu, dans les troncs d’arbres pour le stocker dans des poteries. Cette « cohabitation » entre la petite bête et la grosse bête n’a jamais modifié les habitudes des abeilles : elles agissent comme en milieu naturel, même dans les ruches, et ne sont de ce fait pas considérées comme des insectes « domestiqués ».

Tout semble donc bien se passer pour nos abeilles, jusqu’à ce que le « syndrome d’effondrement des colonies » survienne à la fin des années 1990. L’agriculture intensive, les pesticides, mais aussi les virus et les parasites viennent fragiliser les colonies du monde entier, avec des épisodes de mortalité signalés en Asie, au Brésil, en Egypte, en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Alors que les ruches se vident peu à peu de toutes leurs abeilles, ce syndrome devient très préoccupant car, selon une étude de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), « la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages ». Sommes-nous impuissants face à cette catastrophe naturelle, venant fragiliser davantage notre environnement ?

Comment puis-je aider les abeilles ?

Il existe des gestes simples et concrets pour aider les abeilles sauvages et domestiques qui nous entourent. Planter des fleurs chargées en pollen dans son jardin ou sur sa terrasse, comme les dahlias, les lys ou la nérine, créer un nichoir pour abeilles solitaires, consommer du miel afin de soutenir les apiculteurs, utiliser de l’engrais naturel... Une solution pourrait également résider dans le parrainage de ruche, qui consiste à verser une certaine somme de manière régulière à un apiculteur, et de prendre ainsi en charge une ruche ou une partie de la ruche, selon ses moyens et ses envies. En cas de souci avec la colonie, les risques de faillite sont ainsi moins grands pour l’apiculteur, pour qui le parrainage constitue un véritable soutien économique. Parrainer une ruche, c’est donc avant tout promouvoir l’activité de l’apiculteur, alors qu’une menace pèse sur la vie de ses abeilles pollinisatrices et sur son activité. C’est permettre la création de nouvelles colonies, dans toute la France, et ainsi assurer la présence d’abeilles supplémentaires, indispensables à la vie. 

Le parrain peut aussi en tirer de nombreux avantages, comme recevoir ponctuellement des pots de miel de ses abeilles, produit contenant de nombreux bienfaits et possédant des propriétés antibactériennes, rendre visite à sa ruche, qui peut être personnalisée pour les particuliers et les entreprises, et ainsi en apprendre davantage sur cette espèce. A savoir que les apiculteurs n’appliquent pas tous le même montant, plusieurs sites permettent de s'informer et de devenir parrains en ligne. Le prix varie en fonction de la partie de la ruche que vous décidez de prendre en charge (il peut s'agir d'un rayon, d'un essaim ou d'une ruche complète), soit une fourchette allant de 15 à 25 euros pour l'année complète. Bien entendu, au cours de cette aventure, plus vous parrainerez d'abeilles, plus vous recevrez de pots de miel, envoyés directement vers votre domicile. 

Si vous voulez également apprendre à construire un nichoir pour abeilles solitaires, plusieurs tutos sont disponibles sur YouTube, comme cette vidéo ci-dessous.  

Nous pouvons nous aussi tenter de donner un coup de pouce à la nature (surtout quand les abeilles ne piquent pas- bzz!) 

Écrit par Typhaine (16/07/2019)
Nombre de vues : 43

Commentaires

Vous devez être connecté pour poster un commentaire, me connecter