Hokusai

Hokusai

Hokusai
Le Vieux Fou de dessin

Katsushika Hokusai (1760-1849) ou “Le Vieux Fou de dessin” est un peintre, poète, dessinateur et graveur japonais spécialiste de l’ukiyo-e (“images du monde flottant”, histoires populaires par estampes gravées sur bois (peu coûteuses)). Il demeure toute sa vie au Japon durant l’ère Edo, période de prospérité où le pays est replié sur lui même.

Hokusai vit longtemps (88 ans) et marque son évolution artistique par une signature différente au fil des époques (Sōri, Katsushika Hokusai, Taito, Iitsu, Gakyō Rōjin Manji...). C’est notamment l’une de ces signatures (Gakyōjin) qui le désigne comme “le Fou de dessin”. Éternel perfectionniste, c’est à la fin de sa vie, et après plus de 30000 dessins, qu’Hokusai parvient presque à dessiner comme il le souhaite. A la fin de sa vie, il lui manque pourtant, selon lui, encore quelques années pour devenir “un véritable peintre”.

Cette recherche constante d’un accomplissement personnel pour dessiner l’impossible en marge de ce que demandent les contemporains est un exemple pour de nombreux artistes occidentaux (Monet, Van Gogh, Gauguin…). Hokusai est un peu un influenceur de son temps. A travers ses oeuvres (qui dépeignent la beauté de la nature et le moment présent), il incite à revoir ses choix esthétiques (lignes, courbes, représentation de la nature...). C’est aussi ce qui fait de cet artiste un des symboles du mouvement japonisme et un exemple pour les impressionnistes.

Outre son influence sur les grands peintres occidentaux, Hokusai est également l’auteur d’estampes parfois grotesques : les Hokusai Manga (1814) qui font connaître le mot “manga” en occident. C’est un des précurseurs des bandes dessinées japonaises telles qu’on les connaît à l’heure actuelle.

Son oeuvre la plus connue “la Grande Vague de Kanagawa” est l’exemple typique du travail du maître. Ce dessin réalisé en 1830-1831 à la suite d’une commande pour les “Trente-six vues du Mont Fuji” va le rendre célèbre bien au delà des frontières du Japon. Cette estampe met en exergue la force de la nature, la petitesse des hommes et le réalisme propre au peintre où le bleu de Prusse (teinte de bleu particulière) y ajoute contraste et relief. Le mont Fuji, pourtant au coeur de la commande, n’est pas toujours visible au premier coup d’oeil. En fonction du dessin, Hokusai met parfois plus en valeur la vie qui s’écoule en bas de sa montagne que la montagne elle-même.

Hokusai nous invite donc, même aujourd’hui, à se reconnecter à la nature pour bien l’observer et en ressortir ce qu’il y a de meilleur. Il nous transmet également, par l’intermédiaire de son comportement, une invitation à une amélioration perpétuelle.

Sources : Arte et Wikipédia

Écrit par Maxou (03/04/2020)
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